Archive pour juillet, 2008

Les ennuis… dès la maternelle !!! (suite)

Donc Voilà… J’ai donc tenu tête à la madame.

Minette retourne donc à l’école avec son certificat… ignoré avec style « oui, c’est bon c’est bon » par la madame (ahahah !)

Mais c’est là que les ennuis commencent…

Il est vrai que ma fille a tendance à avoir la tête un chouilla dure… donc, il est possible que parfois elle donne un peu de fil à retordre… un peu du genre à vous tester jusqu’au bout… ; un peu de fermeté et les choses reviennent dans l’ordre en général.

Mais pour l’école, … dès la petite section de Maternelle nous voilà convoqués par les maitresses… elles ont des difficultés avec elle…

Soit, nous allons au RDV. Là première surprise, nous sommes reçus par deux maitresses: sa maitresse et la maitresse des grandes sections (avec qui j’ai eu un accrochage peu de temps avant). Nous avons été un peu surpris. Bon, c’est la directrice de la maternelle, donc ceci explique peut être cela.

La conversation; pour commencer, des deux maitresses, c’est ma bonne amie qui a monopolisé quasiment toute la conversation. Et puis… nous avons appris des choses stupéfiante, entre autre « elle se fait mal « … « ahhhhh ??? », « oui, je l’ai vue asisse l’autre jour sur le banc de l’école, elle se tapait la tête, n’est ce pas ? »  s’adressant à la maitresse légitime qui n’a ni acquiescé, ni réfuté… « et puis elle met tout le temps des trucs dans sa bouche » …  » ???  » … à s’en tenir à ce tableau, notre fille est limite débile… en tous cas elle a un comportement anormal… on en vient où ???  » il faudrait peut être l’emmener consulter un psychologue, enfin, je dis ça, vous faites ce que vous voulez  » « ah !, ben écoutez, nous nous n’avons riens remarqué de très anormal à part le fait qu’effectivement elle peut parfois être un peu dure… « 

La petite section se termine, nous , parents indignes, ne l’avons pas emmenée voir de psy, bien qu’hésitants au final… mais l’année s’est finie et nous souhaitions creuser d’autres questions éventuelles avant d’en arriver à des solutions extrêmes… d’autant que j’avais de forts doutes quant à l’objectivité de la maitresse qui m’avait dans le nez… à qui je souriais avec la plus grande hypocrisie, et elle me le rendait bien …

La moyenne section … oh joie …. et bien oui, cette année là, la moyenne section c’était cette chère madame qui s’en occupait !!! Je vous laisse imaginer l’année… Régulièrement, « ça a été une catastrophe », par contre lorsque je l’interrogeais pour savoir comment c’était passé la journée, deux réponses: les yeux au ciel ou « si vous zavez besoin il faut prendre RDV  » …par contre dans un élan de générosité et de professionnalisme, elle m’a proposé d’inscrire ma fille sur une liste d’élèves nécessitant le soutien d’une assistante du RASED (Réseau d’aide social (?) aux enfants en difficulté). 

Ah oui, pour vous citer un exemple qui tue, une fois ma fille (4 ans à l’époque) me relate un fait stupéfiant: son doudou a volé par la fenêtre… les enfants sont allés le récupérer dehors…   » Ah bon ? «   « Ben oui, c’est maitresse qui l’a jeté » …  » ben pourquoi ? «    » J’étais debout sur le banc «   … ???? …. stupéfaction mais je gardais ce fait étonnant sous le coude si il y avait besoin un jour car il y avait probablement un RDV dans l’air et je souhaitais garder quelques armes pour remettre certaines choses à leur place.

Bref, un jour catastrophée par ma fille, elle « exige » un RDV du jour au lendemain… je lui fait le grand plaisir de ne pas pouvoir ce jour là… oups, il faudra reporter pour après les vacances…

Ma fille vient d’avoir 5 ans et commence tout juste quelques séances le lundi avec la dame du Rased. Les séance et ben moi, c’est tout benef car en petit comité, elle fait des activités sympas avec une dame sympa qui prends son temps avec les enfants.

Donc RDV… bon, j’apprends qu’elle se cache sous les tables et qu’elle crie… ah… oui, j’avais remarqué à la maison qu’en ce moment elle faisait des cabanes sous les tables et s’agissant de crier… ben, … elle a 5 ans, elle crie un peu des fois… … pff … bon, je laisse pisser, c’est pas la peine de se braquer avec des gens pareils, elle a quand même bien semé le doute à une époque, mais là, je laisse tomber, se braquer, c’est elle qui en paie les frais. Et puis ce qui confirme que je laisse tomber c’est qu’une fois mon mari a vu une enfant se faire réprimander plutôt très sèchement comme on dit « comme du poisson pourri » … donc, moi, celle là, c’est fini, cataloguée.

Il y a un petit mois, j’ai pu avoir RDV avec la dame du Rased. Nous avons discuté un peu, elle m’a donné son ressenti, moi le mien, gentiment… et puis un moment je lui ai dit : « écoutez, je vais vous parler franchement  » et là je lui explique les comportements tarabiscotés de la maitresse et l’accrochage que j’ai eu avec elle, qui, comme par hasard, correspondait au moment ou Minette a commencé à être « un cas ».

Et ben vous savez ce qu’elle m’a répondu… » Je suis contente de vous voir car en fait je souhaitais aussi vous rassurer au sujet de votre fille. Par rapport au travail que j’ai fait avec elle, j’ai en fait passé plus de temps à la revaloriser auprès de sa maitresse qu’à avoir à intervenir pour un quelconque problème; elle aurait été dans une autre école, elle serait passée innaperçue; Votre fille est normale ! «   Elle m’a aussi expliqué qu’effectivement elle avait observé qu’elle se faisait réprimander plus fortement que les autres, et que la maitresse avait parfois un comportement un peu trop exigeant vis à vis des enfants qui n’ont que 4-5 ans en moyenne !!!

Je vous laisse imaginer le soulagement, car même si on n’accorde au final plus trop d’importance à la bonne foi de ces  » rapports « , on fini quand même par douter.

Voiloù… comment avoir confiance en l’éducation nationale lorsqu’on commence par une telle expérience…? étant donné que j’attache une grande importance à la lecture, à l’acquisition de bonnes bases et que la primaire est fondamentale pour la suite des chose, j’ai donc pris la décision d’apprendre à lire à ma fille dès cet été puisqu’elle est demandeuse et qu’elle s’exprime parfaitement bien.

Les ennuis… dès la maternelle !!!

Il est fou parfois de constater comme l’avenir de nos enfants peut être dépendant d’une seule et même personne et comme parfois on peut être « impuissants » face à cela.

Commençons par le début: en 2004 ma petite chérie est tombée gravement malade, elle avait 16 mois… pour info les zamis, une « pleuro-pneumopathie bulleuse » à répéter 10 fois sans cracher partout.

Bref, un nom barbare pour une maladie tout aussi barbare qui lui a valu 3 semaines d’hospitalisation et d’antibiotiques. Elle avait beau n’avoir que 16 mois, les produits qu’elle a eu n’étaient pas très sympas, et à cet âge là les veines sont fragiles, du coup, surtout au bout des 3 semaines, il devenait très difficile de changer les perfusions, et elle… elle ne parlait pas mais elle a été marquée… la meilleure preuve, 6 mois après, elle avait alors juste deux ans, on devait lui faire un scanner de contrôle pour voir si elle avait encore des trous dans les poumons et si tout était bien revenu dans l’ordre. Pour un scanner, il faut faire une perfusuion d’iode… et bien, 6 mois après son hospitalisation, elle parlait tout juste et nous a dit aux infirmières et moi,  » noon, pas piqûre !  » …. mot qu’elle prononçait pour la première fois et piqûre qu’elle n’avait pas eue depuis 6 mois ! outre l’aspect tout à fait stupéfiant c’est dire qu’ell en avait gardé quelque chose; ça fait assez drôle que pour la première fois cette douleur qu’elle n’exprimait pas par des mots soit exprimé dans un language « familier » si j’ose dire.

Bref, pourquoi je vous raconte tout ça ? en fait, en janvier 2007, elle a été hospitalisée 3 jours pour une infection urinaire, dimanche, lundi et sortie le mardi ap midi. Cette hospitalisation ne s’est pas passée de manière idéale: pour les soins, donc lui toucher la main, changer une perfusion ou simplement une bande sur la main, c’était la vraie hystérie !

Le mardi matin, après discussion avec le pédiatre, je lui demande naturellement quand reprendre l’école; étant donné les circonstances et le fait que les enfants récupèrent étonnamment rapidement, il m’avait conseillé de l’y remettre rapidement; elle aurait ainsi rapidement retrouvé ses camarades et l’épisode hôpital  »oublié ».

Le mardi ap midi, j’appelle l’école pour les tenir informés; je tombe sur une maitresse que je ne connais pas trop, ce n’est pas celle de ma fille. Je lui explique avoir discuté avec le pédiatre et lui ai dit la remettre à l’école dès le vendredi, le jeudi elle resterai à la maison, le vendredi, je l’y met le matin et si elle se trouvait fatiguée je me tenais dispo pour la récupérer l’après midi. …  Mais… quoique je dise, une seule chose lui était resté en tête, la première phrase, « je la remet à l’école » ; et la une vraie scène indignée au téléphone sans pouvoir en caser une:  »Remettre son enfant à l’école si tôt après une hospitalisation !??!  » Par son comportement qui frisait l’hystérie, je me suis quasi vue traiter de mère indigne « et pis en plus c’est contagieux, vous zavez un mot du médecin?  » et tralala tralala !!!!

Et bien ce qui devait arriver arriva, d’une, je l’ai envoyer bouler avec courtoisie mais fermeté, j’ai répondu à Madame et de deux, je suis allée chez mon médecin traitant, car elle exigeait un certificat médical ; mon médecin a cru rêver lorsque je lui ai raconté tout ça !!!

Le vendredi matin, donc, je l’amène à l’école Avec le certificat; j’explique a sa maîtresse de l’époque, qui, soit dit en passant est une personne très agréable et très calme, son petit soucis de reflux urinaire et qu’en cas de fatigue je pouvais venir la chercher illico… Et… je prends bien soin de donner le certificat médical devant « l’hystérique » de l’autre jour qui en fait était la maîtresse des grandes sections et la directrice de la maternelle…

Bon suite au prochain épisode !!!

 

Besoin d’évasion

Ces derniers jours j’ai eu un besoin d’évasion. Alors je surfe sur la toile. Il y a quelques temps je cherchais des adresses de blogs de voyage sympas… Miss C m’a apporté une de ses ressources sympa, et j’ai continué à fureter plus sérieusement; et bien j’ai mis le doigt dans l’engrenage et au final on trouve des vraies richesses tant et si bien qu’on ne sait plus trop ou donner des yeux.

Et puis tiens me viens l’idée de retrouver un blog de voyage sur lequel j’étais tombée par hasard il y a quelques temps et que je n’avais pas pris soin de « sauvegarder » …  et bien je l’ai retrouvé !!!
Je l’ai mis en lien:  » tour du monde et autres voyages 1&2  » car effectivement il y a deux sites du même auteur. Après c’est une question de feeling.

Site incroyable et très riche.

A partir de ce site on se perd dans le rêve, dans les récits, on peut aussi fureter sur quelques liens clés (site n°2) qui nous renvoient dans le monde de rêve des globe-trotters.

Bon voyage à tous.

Dalaï Lama: appliquer ses conseils, suite

Donc suite à ces évènements s’en est suivit une période de stress et d’émotions assez intense car en plus des inquiétudes que j’avais je devais passer par le « retour à la vie active ».

Donc il est bien entendu que l’on passe inévitablement par une grande tristesse et des émotions difficilement gérables lorsque l’on revoit ses amis, mais si l’on peut éviter une angoisse supplémentaire…

J’ai fait une pause, et ai pris du recul. Alors de ma position j’étais totalement impuissante, je subissais cette impuissance, de plus que savais-je vraiment de ce qu’il allait advenir ? je ne faisais pas confiance à mon père en sa capacité à ne pas laisser sa mère s’imposer chez lui ? à la laisser toucher à ce qui était la mémoire de son épouse ?

Savoir s’il allait ou non entretenir ce qu’elle avait choyé tant d’années, savoir s’il allait se séparer de ses affaires ou non, tout cela, c’est une chose personnelle pour lui et même en tant que fille je ne suis pas en droit d’intervenir dans ses choix, par contre effectivement, la « réalisation » d’un évènement que ma mère craignait plus que tout, je l’ai très mal vécu par respect pour elle, maintenant, ce manque de tact est propre à lui, à ce qu’il est et a toujours été. Que puis-je y faire ? Ne me restait plus qu’à espérer qu’il s’offusque si ma grand mère s’avisait à se comporter de manière intrusive et scandaleuse.

Par la suite quoi… en fait tout est dit dans le commentaire que j’ai écrit à l’époque lorsque j’ai commencé à évoquer cette situation; je vous reporte cela:

« Cette dernière semaine a été particulièrement difficile; de plus quelques circonstances ce dimanche ont attisé en moi à la fois une certaine colère et de l’inquiétude quant au respect de la mémoire de ma maman. Mais, en fin de compte, il ne sert à rien de ressasser cela ou d’appréhender certaines choses négatives, et après réflexion et quelques effort de perception des choses, cette colère amère s’est transformée en pitié pour ces gens dépourvus de tact, ces gens imbus de leur propre personne, ces gens, qui, comme le disait ma maman, n’ont pas de sensibilité de coeur; Ces personnes là passent finalement à côté de beaucoup de choses. Les émotions, “l’instinct émotionnel”, sont un trésor et donnent de la profondeur à chaque instant vécu… même si, parfois, il faut savoir les considérer avec recul. 

Alors, en effet, tout n’est toujours qu’une question de point de vu et si l’on reste figé dans une certaine optique alors on attise des émotions extrêmes comme la colère et la douleur et il n’y a plus aucune dynamique positive, bien au contraire.

Je pense qu’il faut agir avec discernement, il faut avancer, et de fait je crois que si mes craintes sont fondées, ou non d’ailleurs, la solution la plus pérenne est d’entretenir sa mémoire dans une certaine dynamique… »

Pour beaucoup de choses il est parfois nécessaire de faire l’effort de se positionner différemment face à un problème, et ce en toute objectivité, avec un regard critique aussi sur soi même.

La clé de tout au final et avec mon recul d’aujourd’hui est de faire confiance en l’humanité mais si elle est moins marquée chez certaines personnes, si cette humanité, cette perception de l’âme des choses et des gens n’apparait pas, alors, c’est comme ça, ce n’est même pas une question de pitié, tous sommes différents, et quoiqu’il arrive on doit accepter les différences sans juger qu’une prévaut sur l’autre;

De mon côté, oui, la seule et vraie solution est que j’entretienne dans un coin de mon coeur une petit jardin tel qu’elle les aimait, un petit paradis qui reflète sa joie de vivre, son imagination pétillante, et de même, je suis sa fille, je ferai ce qu’elle m’a dit et je vivrai chaque instant de bonheur, redistribuerai autour de moi quelques petites bulles éparses de vie.

Dalai Lama, appliquer ses conseils…

Suite à un post concernant ma maman écrit il y a quelques temps, Ici, je vous y expliquait vaguement en quoi concrètement la lecture de quelques écrits du Dalaï Lama m’ont aidé à contenir et réduire à zéro une amertume, une révolte assez vive.

Pour remettre les choses dans leur contexte je suis obligée de vous faire part, à nouveau,  d’un bout de ma vie privée.

Cela concerne ma grand mère paternelle et les relations qu’elle avait avec ma mère.

Ma grand mère, est une personne qui peut se montrer très généreuse, mais tout est toujours strictement tourné vers sa personne; Elle ramène toujours tout à elle, nombrilistique. Par ailleurs, certes, tout le monde à ses défauts mais avec ma mère ça n’allait pas pour beaucoup de raisons mais surtout parce qu’elle était sans gêne, que la position de femme de son fils ne semblait pas trop compter à part pour criquer, balancer des mots qui blessent ou ragoter.

Lorsqu’elle venait à la maison, elle émettait des opinions sur tout, tout ce qu’elle faisait elle était toujours mieux, elle arrangeait les choses comme elle avait envie qu’elles soient… enfin bref, la belle mère caricaturale, et mon père laissait couler la plupart du temps.

De mon côté, j’ai coupé les ponts suite à une sordide histoire débile où j’ai compris qu’il y avait eu aussi des ragots dans mon dos du côté de la famille paternelle… sans compter qu’il faut se plier à ses bon vouloir, la plaindre en permanence, alors j’ai laissé tomber, ces choses là, ça me gonfle; moins je contoie les personnes à histoire, mieux je me porte.

Voilà donc ma vision du personnage. C’est dommage qu’elle soit comme cela car il faut admettre en contrepartie que c’est une personne qui peut se montrer très généreuse.

Donc ma mère ne l’appréciait pas du tout; elle savait que son cancer l’emporterai d’ici peu et craignait que ma grand mère vienne et fasse main basse sur les bijoux, vêtements, enfin, fasse ce qu’elle veut pour réorganiser la vie de son fils « après » voir se servir de ce qui pourrait l’intéresser puisque plus utilisé… Donc c’est une chose qu’elle craiganit plus que tout.

D’autre part, j’ai appris qu’un jour, alors que maman était hospitalisée, elle était venue chez mes parents et ma mère avait confié à ma tante qu’elle acceptait qu’elle vienne à condition que mon père ferme la porte de leur chambre à clé s’il s’absentait… c’est dire si elle ne voulait pas la laisser fouiner dans ses affaires…

Ce dimanche lorsque nous sommes allés la voir avec mes frères alors qu’elle était dans le coma, nous avons été pris à part par les infirmières pour nous expliquer ce qui se passait. Entre temps mon père est arrivé, le matin il était allé chercher ma grand mère… en retournant dans la chambre, elle était là, vissée sur une chaise, à lui tenir la main, pleine de compassion, elle qui n’en avait jamais eu pour elle, pleine de compassion en nous racontant « ahhh, je me revois 30 ans en arrière (j’ai perdu mon mari) « … bref, ramène encore à soi, mais le visage plein de compassion, de peine pour nous, pour elle… et vissée sur sa chaise… des heures durant, sans bouger, sans avoir l’idée de laisser le passage libre à ceux qui pourraient avoir envie de s’approcher de leur maman… Non, Elle était la, Elle portait la peine du monde, Elle la veillait… et moi je bouillais, je savais que la pire chose à faire, la chose la plus dégradante pour a mère était de se retrouver dans cette situation, que sa hantise était que ma grand mère vienne poser ses  sacs chez son fils, elle était là, à côté d’elle… Mes frères et moi, n’osions rien dire, on se regardait tous en chiens de faillance, personne ne disait rien, et nous sommes sortis, elle est restée, mon père avec elle, à la veiller… et nous on attendait, on espérait tous qu’elle sortirait, qu’elle nous laisse un peu d’intimité; j’avais l’impression de me faire voler mes derniers instants avec elle. J’en ai discuté avec mes frères, suis revenue dans la chambre et leur ai simplement dit que nous avions besoin d’être seuls avec elle chacun notre tour… et nous avons eu nos instants privilégiés pour lui dire aurevoir.

Par la suite, juste après le décès elle est restée chez mon père 15 jours environ, dont une période ou il l’a laissé carrément seule et s’est barré dans sa maison secondaire en normandie y faire quelques travaux… autant vous dire que connaissant l’aversion de ma mère à l’idée que ma grand mère puisse mettre les pieds chez elle et y faire ce que bon lui semblait, j’ai pris cela comme un affront au moins au respect de mémoire qu’on lui devait… mais lui il n’a jamais vu cela, ou bien il s’en foutait, c’est une chose qui ne le touchait pas tout simplement.

Ma mère avait une passion pour les plantes en tout genre, les orchidées, et tout un tas de petits bibelots rigolos qu’elle intégrait (des nids d’oiseaux trouvés dans les haies, petts bidules qui pendouillent et font du bruit avec le vent, jeux d’eau, etc); elle créait des univers adorables, c’était elle, son esprit frivole, ses idées de folie, sa vraie joie de vivre qui transpirait de ses petits univers. Lorsqu’elle voyait ça ma grand mère n’avait de cesse de dire, peuuh des bibelots, ça prend la poussière, et elle a même voulu les virer un jour que ma mère était simplement hospitalisée pour fatigue…  Alors moi qui suis loin, moi qui ne peut pas non plus fiche le bazard ou me froisser avec mon père, je n’ai pu qu’espérer qu’elle ne touche pas à ces endroits précieux, sa mémoire, lorsqu’elle était seule et libre de faire ce qu’elle voulait. Je fulminais.

Bon je continuerai plus tard…., je vous montrerai comment du jour au lendemain j’ai complètement changé ma vision des chose, et quel soulagement en a alors résulté.

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