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Dalaï Lama: appliquer ses conseils, suite

Donc suite à ces évènements s’en est suivit une période de stress et d’émotions assez intense car en plus des inquiétudes que j’avais je devais passer par le « retour à la vie active ».

Donc il est bien entendu que l’on passe inévitablement par une grande tristesse et des émotions difficilement gérables lorsque l’on revoit ses amis, mais si l’on peut éviter une angoisse supplémentaire…

J’ai fait une pause, et ai pris du recul. Alors de ma position j’étais totalement impuissante, je subissais cette impuissance, de plus que savais-je vraiment de ce qu’il allait advenir ? je ne faisais pas confiance à mon père en sa capacité à ne pas laisser sa mère s’imposer chez lui ? à la laisser toucher à ce qui était la mémoire de son épouse ?

Savoir s’il allait ou non entretenir ce qu’elle avait choyé tant d’années, savoir s’il allait se séparer de ses affaires ou non, tout cela, c’est une chose personnelle pour lui et même en tant que fille je ne suis pas en droit d’intervenir dans ses choix, par contre effectivement, la « réalisation » d’un évènement que ma mère craignait plus que tout, je l’ai très mal vécu par respect pour elle, maintenant, ce manque de tact est propre à lui, à ce qu’il est et a toujours été. Que puis-je y faire ? Ne me restait plus qu’à espérer qu’il s’offusque si ma grand mère s’avisait à se comporter de manière intrusive et scandaleuse.

Par la suite quoi… en fait tout est dit dans le commentaire que j’ai écrit à l’époque lorsque j’ai commencé à évoquer cette situation; je vous reporte cela:

« Cette dernière semaine a été particulièrement difficile; de plus quelques circonstances ce dimanche ont attisé en moi à la fois une certaine colère et de l’inquiétude quant au respect de la mémoire de ma maman. Mais, en fin de compte, il ne sert à rien de ressasser cela ou d’appréhender certaines choses négatives, et après réflexion et quelques effort de perception des choses, cette colère amère s’est transformée en pitié pour ces gens dépourvus de tact, ces gens imbus de leur propre personne, ces gens, qui, comme le disait ma maman, n’ont pas de sensibilité de coeur; Ces personnes là passent finalement à côté de beaucoup de choses. Les émotions, “l’instinct émotionnel”, sont un trésor et donnent de la profondeur à chaque instant vécu… même si, parfois, il faut savoir les considérer avec recul. 

Alors, en effet, tout n’est toujours qu’une question de point de vu et si l’on reste figé dans une certaine optique alors on attise des émotions extrêmes comme la colère et la douleur et il n’y a plus aucune dynamique positive, bien au contraire.

Je pense qu’il faut agir avec discernement, il faut avancer, et de fait je crois que si mes craintes sont fondées, ou non d’ailleurs, la solution la plus pérenne est d’entretenir sa mémoire dans une certaine dynamique… »

Pour beaucoup de choses il est parfois nécessaire de faire l’effort de se positionner différemment face à un problème, et ce en toute objectivité, avec un regard critique aussi sur soi même.

La clé de tout au final et avec mon recul d’aujourd’hui est de faire confiance en l’humanité mais si elle est moins marquée chez certaines personnes, si cette humanité, cette perception de l’âme des choses et des gens n’apparait pas, alors, c’est comme ça, ce n’est même pas une question de pitié, tous sommes différents, et quoiqu’il arrive on doit accepter les différences sans juger qu’une prévaut sur l’autre;

De mon côté, oui, la seule et vraie solution est que j’entretienne dans un coin de mon coeur une petit jardin tel qu’elle les aimait, un petit paradis qui reflète sa joie de vivre, son imagination pétillante, et de même, je suis sa fille, je ferai ce qu’elle m’a dit et je vivrai chaque instant de bonheur, redistribuerai autour de moi quelques petites bulles éparses de vie.

Dalai Lama, appliquer ses conseils…

Suite à un post concernant ma maman écrit il y a quelques temps, Ici, je vous y expliquait vaguement en quoi concrètement la lecture de quelques écrits du Dalaï Lama m’ont aidé à contenir et réduire à zéro une amertume, une révolte assez vive.

Pour remettre les choses dans leur contexte je suis obligée de vous faire part, à nouveau,  d’un bout de ma vie privée.

Cela concerne ma grand mère paternelle et les relations qu’elle avait avec ma mère.

Ma grand mère, est une personne qui peut se montrer très généreuse, mais tout est toujours strictement tourné vers sa personne; Elle ramène toujours tout à elle, nombrilistique. Par ailleurs, certes, tout le monde à ses défauts mais avec ma mère ça n’allait pas pour beaucoup de raisons mais surtout parce qu’elle était sans gêne, que la position de femme de son fils ne semblait pas trop compter à part pour criquer, balancer des mots qui blessent ou ragoter.

Lorsqu’elle venait à la maison, elle émettait des opinions sur tout, tout ce qu’elle faisait elle était toujours mieux, elle arrangeait les choses comme elle avait envie qu’elles soient… enfin bref, la belle mère caricaturale, et mon père laissait couler la plupart du temps.

De mon côté, j’ai coupé les ponts suite à une sordide histoire débile où j’ai compris qu’il y avait eu aussi des ragots dans mon dos du côté de la famille paternelle… sans compter qu’il faut se plier à ses bon vouloir, la plaindre en permanence, alors j’ai laissé tomber, ces choses là, ça me gonfle; moins je contoie les personnes à histoire, mieux je me porte.

Voilà donc ma vision du personnage. C’est dommage qu’elle soit comme cela car il faut admettre en contrepartie que c’est une personne qui peut se montrer très généreuse.

Donc ma mère ne l’appréciait pas du tout; elle savait que son cancer l’emporterai d’ici peu et craignait que ma grand mère vienne et fasse main basse sur les bijoux, vêtements, enfin, fasse ce qu’elle veut pour réorganiser la vie de son fils « après » voir se servir de ce qui pourrait l’intéresser puisque plus utilisé… Donc c’est une chose qu’elle craiganit plus que tout.

D’autre part, j’ai appris qu’un jour, alors que maman était hospitalisée, elle était venue chez mes parents et ma mère avait confié à ma tante qu’elle acceptait qu’elle vienne à condition que mon père ferme la porte de leur chambre à clé s’il s’absentait… c’est dire si elle ne voulait pas la laisser fouiner dans ses affaires…

Ce dimanche lorsque nous sommes allés la voir avec mes frères alors qu’elle était dans le coma, nous avons été pris à part par les infirmières pour nous expliquer ce qui se passait. Entre temps mon père est arrivé, le matin il était allé chercher ma grand mère… en retournant dans la chambre, elle était là, vissée sur une chaise, à lui tenir la main, pleine de compassion, elle qui n’en avait jamais eu pour elle, pleine de compassion en nous racontant « ahhh, je me revois 30 ans en arrière (j’ai perdu mon mari) « … bref, ramène encore à soi, mais le visage plein de compassion, de peine pour nous, pour elle… et vissée sur sa chaise… des heures durant, sans bouger, sans avoir l’idée de laisser le passage libre à ceux qui pourraient avoir envie de s’approcher de leur maman… Non, Elle était la, Elle portait la peine du monde, Elle la veillait… et moi je bouillais, je savais que la pire chose à faire, la chose la plus dégradante pour a mère était de se retrouver dans cette situation, que sa hantise était que ma grand mère vienne poser ses  sacs chez son fils, elle était là, à côté d’elle… Mes frères et moi, n’osions rien dire, on se regardait tous en chiens de faillance, personne ne disait rien, et nous sommes sortis, elle est restée, mon père avec elle, à la veiller… et nous on attendait, on espérait tous qu’elle sortirait, qu’elle nous laisse un peu d’intimité; j’avais l’impression de me faire voler mes derniers instants avec elle. J’en ai discuté avec mes frères, suis revenue dans la chambre et leur ai simplement dit que nous avions besoin d’être seuls avec elle chacun notre tour… et nous avons eu nos instants privilégiés pour lui dire aurevoir.

Par la suite, juste après le décès elle est restée chez mon père 15 jours environ, dont une période ou il l’a laissé carrément seule et s’est barré dans sa maison secondaire en normandie y faire quelques travaux… autant vous dire que connaissant l’aversion de ma mère à l’idée que ma grand mère puisse mettre les pieds chez elle et y faire ce que bon lui semblait, j’ai pris cela comme un affront au moins au respect de mémoire qu’on lui devait… mais lui il n’a jamais vu cela, ou bien il s’en foutait, c’est une chose qui ne le touchait pas tout simplement.

Ma mère avait une passion pour les plantes en tout genre, les orchidées, et tout un tas de petits bibelots rigolos qu’elle intégrait (des nids d’oiseaux trouvés dans les haies, petts bidules qui pendouillent et font du bruit avec le vent, jeux d’eau, etc); elle créait des univers adorables, c’était elle, son esprit frivole, ses idées de folie, sa vraie joie de vivre qui transpirait de ses petits univers. Lorsqu’elle voyait ça ma grand mère n’avait de cesse de dire, peuuh des bibelots, ça prend la poussière, et elle a même voulu les virer un jour que ma mère était simplement hospitalisée pour fatigue…  Alors moi qui suis loin, moi qui ne peut pas non plus fiche le bazard ou me froisser avec mon père, je n’ai pu qu’espérer qu’elle ne touche pas à ces endroits précieux, sa mémoire, lorsqu’elle était seule et libre de faire ce qu’elle voulait. Je fulminais.

Bon je continuerai plus tard…., je vous montrerai comment du jour au lendemain j’ai complètement changé ma vision des chose, et quel soulagement en a alors résulté.

Sensibilité: un don et un fardeau… introduction

Un sujet que je développerai petit à petit.

Pour commencer une citation en introduction; je ne fais pas dans le prosélytisme mais c’est une citation que je trouve très vraie et que personnellement je tache d’appliquer autant que possible; aussi je tenais à vous la faire partager.

Le secret du bonheur 

Vous valez ce que vaut votre cœur. Toute l’histoire de l’humanité est l’histoire du besoin d’aimer et d’être aimé. [...]  Quel que soit l’usage qu’en font les humains, le cœur (symbole de l’amitié et de l’amour) a aussi ses normes, son éthique. Faire place au cœur dans la construction harmonieuse de votre personnalité n’a rien à voir avec la sensiblerie ni même la sentimentalité. Le cœur, c’est l’ouverture de tout l’être à l’existence des autres, la capacité de les deviner, de les comprendre.  Une telle sensibilité, vraie et profonde, rend vulnérable. C’est pourquoi certains sont tentés de s’en défaire en se durcissant. 

Aimer, c’est donc essentiellement se donner aux autres. Loin d’être une inclination instinctive, l’amour est une décision consciente de la volonté d’aller vers les autres. Pour pouvoir aimer en vérité, il faut se détacher de bien des choses et surtout de soi, donner gratuitement, aimer jusqu’au bout. Cette dépossession de soi (œuvre de longue haleine) est épuisante et exaltante. Elle est source d’équilibre. Elle est le secret du bonheur.

Jean-Paul II, 1980.

Je n’ai plus qu’à laisser méditer ceux qui le souhaitent …

Petit oiseau dans une cage… suite

Cette histoire est un peu inspirée; à me relire je dois reconnaitre que je n’y vais pas avec le dos de la cuillère. Alors bien entendu les petits oisillons n’ont pas eu une vie si malheureuse, maman oiseau aussi a beaucoup souffert intérieurement, mais il y a bien pire; les petits oisillons ont vécu ainsi sans se rendre compte, toute la famille oiseau a vécu ainsi .

La vie sans « communication affective » était le quotidien, les blessures par les mots à tout va, une banalité tant et si bien qu’on ne se rend plus compte, les relations étaient en fait assez superficielles, tout cela n’est pas facile à retranscrire mais lorsque des conflits graves surviennent, des changements brutaux, c’est alors que l’on se rend compte des lacunes, et qu’on le vit mal, c’est alors que ça part en vrille, c’est dans les moments critiques que la réalité que l’on se voilait nous saute à la face; Et c’est lorsque l’on a besoin de confiance en soit que l’on se sent seul.

De  tout cela il n’y a que quelques choses à retenir: une vie de couple c’est un partage, c’est de l’écoute et de la tolérance. Si les relations sont mauvaises dès le début, autant  qu’on le peut, il ne faut pas laisser les choses s’installer car cela n’ira alors pas en s’arrangeant.

Plus généralement, il faut être tolérant, accepter les différences; c’est cela qui nous ouvre l’esprit, nous fait avancer et enrichi notre vie.

Par amour ou simple désir de plaire en société, il faut rester soi même, se faire confiance et ainsi on s’épanouit.

Tout cela n’est qu’une opinion personnelle, mais je garde une certaine ligne de conduite et je tache de toujours garder un certain respect vis à vis des autres mais aussi de moi même; je ne ferai pas quelque chose qui ne soit pas en accord avec ma conscience car ensuite, ça peut s’avérer être un vrai boulet, on peut regretter amèrement s’être comporté de telle ou telle manière en particulier si c’était pour renvoyer une image à autrui… on peut en faire des c.. mais c’est si superficiel en regard des remords que l’on peut ressentir par la suite… et pendant de longues années… la chance à voulu que si remords ou blessures j’ai eu, ce n’était jamais suite à quelque chose que j’ai pu faire à autrui mais à moi même.

Pour en revenir à la petite oiselle, c’est ma maman qui a eu une discussion très longue avec moi une semaine avant qu’elle nous quitte; elle a été très agressive et très amère vis à vis de mon père; toutefois, je crois que les circonstances ont fait que ses propos se sont avérés très négatifs car elle a porté ce poids pendant plus de 30 ans. Il n’y a pas eu que de mauvais moments mais si mes mots sont forts c’est aussi pour montrer à quel point on peut en arriver à être malheureux dans le fond, malgré une apparence joviale, une belle image que l’on renvoit. Et c’est lorsque l’on veut bien regarder les choses en face ou que l’on est confronté à une situation extrême que là ça fait très mal.

Un petit oiseau dans une cage… dorée ?

Il était une fois, une magnifique petite oiselette pleine de vie, libre, heureuse. Un jour elle fit la rencontre d’un jeune et bel oiseau, vivant et libre lui aussi. Elle eu le coup de foudre.

Très peu de temps après, un petit oisillon. Quelle joie pour la nouvelle maman . . . mais il fallait nourrir le petit oisillon, et à dire vrai papa oiseau apportait de quoi nourrir le petit oiseau, il apportait aussi son autorité, en cela il n’a jamais failli . . . mais s’agissant d’en prendre soin et de nettoyer le nid, papa préférait partir à la pêche avec son ami Martin. Alors Maman oiseau s’est peu à peu éteinte, elle a bien essayé de reprendre un peu de liberté mais elle ne pouvait pas; et un autre petit oisillon, et encore un autre. . . comment quitter ce foyer sans amour et protéger mes petits oisillons ? Comment rester pleine de vie, libre et heureuse, lorsque Papa oiseau ne songe qu’à combler les besoins matériels nécessaires et fini par ignorer même l’épanouissement de sa petite oiselle . . . petite oiselle qui finalement n’aura été qu’une pulsion égoïste de plus.

La petite oiselle ne travaillait plus, ne pouvait plus fuir et assistait impuissante à la vie à grand train que menait Papa oiseau, et à ses réflexions de plus en plus déplacées et méprisables qu’il faisait à ses petits oisillons qui grandissaient, et commençaient à prendre peut être un peu trop d’importance dans sa sacrosainte puissance dominatrice.

Et puis petite oiselle jeune s’occupait de ses enfants, mais Papa oiseau préférait s’amuser avec ses amis. Maman oiselle négligeait sa santé, Maman oiselle, négligeait le fait qu’elle puisse exister, avoir une opinion  qui compte réellement; Peu à peu, elle n’a défendu ses oisillons que lorsque les punitions pouvaient être trop forte parce que Papa oiseau c’est quand même un gros piaf balaise parfois un peu impulsif, mais pour les encouragements par la baguette et l’art d’enfoncer par satisfaction personnelle de se sentir au dessus, elle a fini par prendre exemple sur sa cousine autruche et enfoncer sa tête dans le sable; Tant qu’elle pouvait elle n’a fait qu’arrondir les angles toute sa vie.

Et un jour, un vilain virus que Papa oiseau lui a transmi l’a emporté.

Papa oiseau est très triste, il n’a jamais sû à quel point elle souffrait, il n’a jamais eu de tact pour cela, il n’a toujours pensé qu’à lui sans songer au mal qu’il pouvait faire par ses paroles et ses agissements qui ne le satisfaisaient que lui, en pensant même parfois que ses décisions pouvait forcément que ne satisfaire les autres. Il a toujours été comme cela, depuis l’enfance, lui non plus n’a pas eu d’affection, mais tous ses besoins matériels ont toujours été satisfaits. Mais au fond il a aussi grand coeur.

Tout cela Maman oiselle l’a dit à sa grande oisillonne, une semaine avant qu’elle ne reprenne sa liberté tout là haut avec les anges.

Alors à tous les oiseaux et toutes les oiselles qui aiment vivre, la vie de couple ne doit pas être à sens unique. Les règles doivent être fixées avec courage avant que cela ne soit trop difficile; il faut rester soi même, épanoui et faire très attention dès lors que des petits oisillons sont impliqués; pour eux le manque d’affection fait beaucoup plus de dégâts qu’on ne peut l’imaginer. Et pour l’oiseau ou l’oiselle qui n’a pas su se préserver, la cage est une mort à petit feu.

 

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